(Publié le 14 octobre 2026 par Walter Grobe en allemand, traduction francaise par Google, corrigée par l´auteur)
Les manifestations étaient dû, de toute évidence.
En Allemagne, la politique de dégradation systématique du système éducatif — entamée il y a déjà des décennies — est manifeste. Or, des images très parlantes nous montrent qu’en France, la situation n’est guère meilleure, voire pire. Il en va de même en Belgique, en Grèce, en Albanie… et là-bas — peut-être pas encore ici — des troubles éclatent.
Les gouvernements devraient vraiment se rendre compte que c’est toute leur conception de la société qui est remise en cause.
Par conséquent, je ne m’attends pas à ce qu’ils opèrent un changement fondamental en matière de politique éducative.
Traiter la jeune génération avec un tel mépris permet, à mon sens, d’entrevoir le type de société vers laquelle tendent les dirigeants et les puissances du capital qui les soutiennent : des masses de millions de jeunes, mal formés, dont le capital n’a plus guère besoin — et ne veut d’ailleurs plus — pour sa production ; un chômage de masse, la paupérisation, un appauvrissement culturel, l’absence de rapports civilisés avec autrui et avec des opinions divergentes, l’incitation à la haine entre des segments désorientées de la population … bref, des sociétés européennes en plein déclin, perdant leurs traditions humanistes.
Si une part importante de la jeune génération refuse désormais de participer a la ruine organisée de l’éducation et de la cohésion sociale, cela pourrait inciter d’autres composantes de la société à remettre en question cette voie néfaste qu’elles ont suivie jusqu’ici — avec une docilité, une ignorance et une absence de résistance déconcertantes.
Il semble, par ailleurs, que diverses motivations politiques particulières se greffent sur les actions des élèves, ou y sont introduites par des parties intéressées. À mon avis, les actions des élèves sont fondamentalement justifiées, mais il ne faudrait pas pour autant occulter certains aspects négatifs. Les médias font état d’agissements islamistes, qu’ils soulignent peut-être même délibérément dans leurs reportages. Par ailleurs, selon ces mêmes médias, il aurait été question d’une sorte de « haine intergénérationnelle » : on y perçoit comme un règlement de comptes de la part d’une jeune génération — dont l’avenir s’annonce bien sombre — envers les aînés, accusés de vivre dans l’opulence tout en se désintéresser de la totalité.
Voici, très brièvement, mon point de vue :
En France, une grande partie de la jeune génération à l’origine de ces manifestations est probablement issue d’une culture musulmane. La politique d’Israël — marquée par d’innombrables méfaits à l’encontre des populations (en partie de culture musulmane) vivant dans la région, de l’Égypte à l’Irak — suscite inévitablement une haine généralisée envers cet État. Cette haine est, à son tour, récupérée par des mouvements islamistes — qui ne valent guère mieux sur le fond — et transformée en un antisémitisme general. Ainsi, depuis des décennies, perdure une situation qui n’est ni la guerre ni la paix, une impasse des plus improductive et destructrice, largement exploitée par les dirigeants aux États-Unis, en Israël et au sein des diverses puissances financières islamiques — comme l’Arabie saoudite — pour consolider leur propre pouvoir. Si les courants musulmans et pro-palestiniens ne parviennent pas à se démarquer clairement des mouvances islamistes, ce cercle infernal ne fera que se perpétuer, s’infiltrant toujours davantage au sein de la société française et d’autres sociétés européennes. À mes yeux, certaines groupes qui réclament la liberté pour Gaza et la Palestine ne méritent pas d’être soutenus. En coulisses, certains sont d’ailleurs appuyés par les mêmes dirigeants qui soutiennent Israël.
Quant au slogan « à bas les boomers », il ne vaut guère mieux. Si une part importante des jeunes est poussée vers un tel état d’esprit, le basculement de la société vers l’inhumanité devient encore plus imminent. Les visions sociétales des « techbros » (Thiel, Musk, Karp – pour ne citer qu’eux) risquent alors de devenir réalité, sans même que ces individus aient besoin d’apparaître ouvertement comme des destructeurs ou des assassins de masse.
À mon sens, les générations plus âgées — et notamment celles qui jouissent encore d’une certaine aisance en Europe — doivent opérer une rupture massive avec cette mentalité incarnée par les croisières et les gros SUV. Il est crucial de favoriser l’émergence d’une compréhension et d’un soutien concret envers ces masses de jeunes privés de perspectives. Il faut s’opposer activement à toute tentative d’attiser la haine entre les générations.
Voilà pour ma première réaction spontanée aux dernières informations.