Sur les problèmes du système éducatif en Allemagne, qui ne sont pas sans rappeler ceux de la France —- Manifestation « Gen Z regelt » le 31/10/26 à Dortmund – Impressions d’un événement décevant

(publié en Allemand le 2. novembre 2026 par Walter Grobe, traduction francaise par Google, corrigée par l’auteur)

 

En réalité, les personnes correspondant approximativement à la définition de la « génération Z » — c’est-à-dire les 15-30 ans — n’ont pas été au rendez-vous du rassemblement de Dortmund, qui escomptait (et avait annoncé) une affluence bien plus importante (« 5 000 » personnes).

On ne comptait qu’environ 700 à 800 participants, dont peut-être la moitié étaient des personnes plus âgées. Quant aux plus jeunes, ils ne semblaient guère être autre chose que les supplétifs des organisations politiques de la « gauche » traditionnellement actives à Dortmund. L’idée que des milliers de jeunes — lycéens ou étudiants, par exemple — se seraient déplacés, mus par un nouvel intérêt pour la politique et la volonté de porter leurs revendications sur la place publique, est restée un vœu pieux.

Je n’ai entendu qu’une partie des interventions ; elles ne donnaient, tout au plus, qu’un aperçu très partiel d’une volonté d’analyser en profondeur les manifestations et les causes du déclin du système scolaire et éducatif — un phénomène qui, semble-t-il, est constaté et dénoncé avec une telle netteté et une telle ampleur en France.

Il existe effectivement, un peu partout, des « écoles en ruine » — si l’on s’en tient aux bâtiments et à leur entretien —, bien qu’il en existe aussi d’autres (du moins en Allemagne) qui sont maintenues en bon état ou qui ont été récemment construites. Mais, à mon sens, il faudrait surtout souligner que le système scolaire, dans son ensemble, remplit de moins en moins sa mission éducative. Certes, on peut — et on doit — réclamer une meilleure prise en charge psychothérapeutique ; mais si les causes des troubles psychologiques dont souffrent de nombreux élèves résident au sein même du système scolaire, alors ce sont ces causes qui devraient être au cœur du débat.

D’ailleurs, quel élève n’a pas déjà constaté qu’une part importante des cours est constamment annulée, et que des parts entiers du programme requis pour les examens ne sont tout simplement pas abordés, ou ne le sont que de manière très superficielle ? On m’a rapporté des cas où des jeunes de quinze ans ont dû suivre un traitement psychiatrique, craignant, face à la désorganisation de l’enseignement, de ne pas réussir à obtenir leurs diplômes.

Les plaintes émanant des universités ou des établissements de formation ne sont-elles que des phénomènes marginaux ? Ou bien ne constate-t-on pas, à juste titre et de manière généralisée, une tendance inquiétante : la maîtrise insuffisante, chez beaucoup, des compétences culturelles fondamentales ; un manque de connaissances de base sur la nature et la société ; et l’incapacité, pour nombre de jeunes, à appréhender des textes complexes — ainsi que les problématiques qu’ils soulèvent — et à s’y confronter ? Lors du passage de l’école primaire au secondaire, on observe, en bien des endroits, que les opérations arithmétiques élémentaires ne sont même plus correctement maîtrisées ; quant à la capacité de lire et de comprendre, ne serait-ce que des textes informatifs simples, elle fait tout bonnement défaut chez beaucoup d’enfants de dix ou onze ans.

À mon sens, les interventions lors du rassemblement de Dortmund ont mis l’accent sur des enjeux tels que le service militaire, la préparation à la guerre, ainsi que sur le coût élevé des loyers et du niveau de vie. La mobilisation de la jeunesse en vue de conflits futurs contribue, bien entendu, à assombrir les perspectives d’avenir des adolescents ; du point de vue des finances publiques, ce phénomène est d’ailleurs lié au délabrement du système éducatif. Toutefois, même avant que l’économie et les budgets publics ne soient réorientés vers l’armement et la préparation à la guerre — une réorientation qui, jusqu’à récemment, était bien moins marquée qu’elle ne l’est devenue ces dernières années, depuis la guerre en Ukraine —, la dégradation profonde du système éducatif était déjà perceptible et en cours depuis longtemps.

 

Lorsque des États dégradent, de manière généralisée et depuis des décennies, la formation de leurs jeunes générations, cela en dit long sur la vision que les élites dirigeantes de ces pays entretiennent — ou souhaitent entretenir — quant à l’avenir de la majeure partie de leurs citoyens : ils les imaginent, ou veulent qu’ils deviennent, plus stupides, plus dépendants et plus pauvres. C’est tout le contraire de ce que des pays comme la France ou la République fédérale d’Allemagne promettaient autrefois — et qu’ils continuent, par pur automatisme, de répéter comme un mantra : une population plus instruite, mieux protégée socialement et plus apte à exercer la démocratie.

Or, une population moins instruite, de plus en plus dépendante de l’assistance publique et contrainte, par nécessité, de renoncer progressivement à ses droits démocratiques, est plus facile à gouverner, plus aisée à exploiter par le capital et, par conséquent, plus facile à sacrifier dans des guerres.

Lorsqu’on évoque le système éducatif pour en critiquer les défaillances, il convient au moins d’envisager de tels liens de causalité ; il serait illusoire de croire que quelques manifestations — contre le service militaire ou contre le groupe immobilier Vonovia, par exemple — touchent au cœur du problème ou puissent réellement changer les choses.

Pour en revenir au rassemblement qui s’est tenu aujourd’hui à Dortmund : le fait qu’il ait suscité si peu d’adhésion peut s’expliquer par diverses raisons — que j’ignore et ne saurais connaître, si ce n’est par simples suppositions subjectives. L’une d’elles pourrait être que la « génération Z » ne se sent pas — et ne peut pas se sentir — attirée par cette dynamique surannée, totalement déphasée, portée par les principaux porte-parole et organisateurs de l’événement.

Je n’exclus pas la possibilité que la « génération Z » — en Allemagne — apprenne à formuler ses propres positions politiques de manière autonome ; je n’exclus pas non plus que, au sein des partis et organisations traditionnels — comme le parti « Die Linke » ou le syndicat « GEW » — certains individus parviennent à insuffler une nouvelle dynamique. C’est ce que j’espère, mais espérer ne suffit pas : on peut tout aussi bien espérer voir 5 000 personnes sur une place, et constater qu’elles ne viennent finalement pas.

Soit dit en passant : le sigle « GEW » signifie « Syndicat de l’éducation et de la science » (*Gewerkschaft Erziehung und Wissenschaft*). Il aurait dû, à un moment donné, formuler une critique suffisamment incisive pour rompre ses liens étroits avec le SPD et les Verts — alors, peut-être ne serait-il pas si méconnu de la génération Z.

 

 

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„Gen Z regelt“ am 31.10.26 in Dortmund – Eindrücke von einem enttäuschenden event

Tatsächlich haben Menschen, die altersmäßig in etwa der „Gen Z“- Definition entsprechen würden, die 15- bis 30-Jährigen, der Kundgebung in Dortmund den erhofften und auch angekündigten größeren Zulauf („5.000“) verweigert.

Anwesend waren nur etwa 700-800 Menschen, davon vielleicht die Hälfte ältere Semester, und auch die Jüngeren schienen mir kaum mehr als der Anhang der in Dortmund  traditionell aktiven politischen Organisationen aus dem „linken“ Spektrum zu sein. Dass sich Tausende junge Menschen eingefunden hätten, Schüler und Studenten beispielsweise, die sich neu für Politik interessieren und ihre Anliegen in die Öffentlichkeit tragen wollen, das blieb Wunsch.

Ich habe nur einen Teil der Redebeiträge mitbekommen, sie machten mir höchstens in Ansätzen und nur sehr partiell den Eindruck, dass sie sich tiefergehend mit den Erscheinungen und den Ursachen des Verfalls des Schul- und des Bildungswesens überhaupt auseinandersetzen wollten, der anscheinend in Frankreich so deutlich und massenhaft konstatiert und verurteilt wird.

‚Kaputte Schulen‘ gibt es in der Tat, wenn man sich auf die Gebäude und ihre Instandhaltung bezieht, allerorten – neben anderen, jedenfalls in Deutschland, die baulich recht gut in Schuss gehalten oder neu erbaut werden;  aber mE müsste vor allem benannt werden, dass das Schulwesen insgesamt seinem Bildungsauftrag immer weniger gerecht wird. Und man kann und muss natürlich bessere psychotherapeutische Versorgung fordern. Wenn aber Gründe für die psychischen Probleme vieler Schüler:innen im Schulwesen selber liegen, dann sollten diese primär zum Thema werden.

Welche Schüler haben denn noch nicht Grund festzustellen, dass ein erheblicher Teil der Unterrichts ständig ausfällt und erhebliche Teile der Prüfungsstoffe schon gar nicht oder nur am Rande behandelt werden? Mir sind Fälle genannt worden, in denen Fünfzehnjährige psychiatrisch behandelt werden mussten, weil sie angesichts der Desorganisation des Unterrichts fürchteten, die Abschlüsse nicht zu schaffen.

Sind Klagen aus Universitäten oder Ausbildungsinstitutionen denn nur Randphänomene, oder wird der Trend nicht zu Recht auf breiter Front konstatiert: dass elementare Kulturtechniken von vielen nicht mehr beherrscht werden, dass Grundwissen über Natur und Gesellschaft fehlt, dass viele junge Menschen es nicht schaffen, komplexere Texten und die darin enthaltenen Probleme zu erfassen und sich damit auseinanderzusetzen? Beim Übergang von der Grundschule in die weiterführenden Schulen wird vielerorts konstatiert, dass nicht einmal mehr die Grundrechenarten richtig beherrscht werden und die Fähigkeit, auch nur kleinere Sachtexte richtig zu lesen und zu verstehen, bei vielen Zehn- oder Elfjährigen schlicht fehlt.

Die Beiträge auf der Dortmunder Kundgebung legten, meinem Eindruck nach, das Schwergewicht auf Probleme wie die Wehrpflicht, die Kriegsertüchtigung, auch auf die teuren Mieten und Lebenshaltungskosten. Namentlich die Heranziehung der Jugend für kommende Kriege gehört natürlich direkt zu der Verdüsterung der gesamten Lebensperspektive, die die Heranwachsenden spüren, und hängt schon einmal aus der Perspektive der Staatshaushalte mit der Herunterwirtschaftung des Bildungswesen zusammen. Aber auch als es die Umsteuerung der Wirtschaft und der Staatshaushalte auf Rüstung und Kriegsvorbereitung noch nicht gab (und bis vor kurzem gab es sie nur in viel geringerem Maße als dies seit den letzten Jahren, seit dem Ukrainekrieg, betrieben wird),  waren die fundamentalen Verschlechterungen des Bildungswesens längst spürbar und längst im Gange.

Wenn Staaten ihre jungen Generationen in der Breite immer schlechter ausbilden, und das seit Jahrzehnten, dann sagt das etwas darüber, wie die Tonangebenden dieser Staaten die meisten Bürger dieser Gesellschaften in der Zukunft sehen bzw. sehen wollen: dümmer, unselbständiger, ärmer. Das Gegenteil dessen, was Staaten wie Frankreich oder die Bundesrepublik Deutschland in früheren Jahrzehnten versprochen haben und teilweise routinemäßig noch immer ableiern: gebildeter, sozial gesicherter, zur Demokratie befähigter solle die Bevölkerung werden.

Aber eine dümmere, sozial immer stärker auf Staatsfürsorge angewiesene und auf ihre demokratischen Rechte notgedrungen immer mehr verzichtende Bevölkerung lässt sich leichter regieren, vom Kapital auslutschen und konsequenterweise in Kriegen verheizen.

Wenn man vom Bildungswesen spricht und ungute Entwicklungen kritisiert, dann sollte man derartige Zusammenhänge zumindest für möglich halten und nicht so tun, als würden ein paar Proteste gegen die Wehrpflicht oder Vonovia den Kern treffen oder gar etwas bewirken.

Um auf die heutige Dortmunder Kundgebung zurück zu kommen: dass sie so wenig Zuspruch gefunden hat, kann verschiedene Gründe haben, die ich nicht kenne und nicht kennen kann, höchstens subjektiv vermuten. Einer könnte der sein, dass „Gen Z“  sich von diesem altbackenen, hinter die Zeit zurückgefallenen Betrieb der Hauptwortführer und Organisatoren nicht angezogen fühlt und nicht angezogen fühlen kann.

Ich schließe nicht aus, dass „Gen Z“ sich – in Deutschland – eigenständig politisch zu artikulieren lernt; und auch nicht, dass in den überkommenen Parteien und Organisationen wie etwa der Partei „DieLinke“ oder der „GEW“ manchen Menschen neue Impulse kommen. Das wünsche ich mir, aber wünschen kann man sich auch 5.000 auf dem Platz, die dann wegbleiben.

Am Rande: „GEW“ heißt  „Gewerkschaft Erziehung und Wissenschaft“ und müsste eigentlich schon einmal etwas Kritisches von sich gegeben haben, das ihre Verbandeltheit mit Regierungs-SPD und Regierungs-Grünen sprengen würde  – dann wäre sie vielleicht in der Gen Z auch nicht so unbekannt.

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Manifestations d’élèves en France, en Belgique, etc.

(Publié le 14 octobre 2026 par Walter Grobe en allemand, traduction francaise par Google, corrigée par l´auteur)

Les manifestations étaient dû, de toute évidence.

En Allemagne, la politique de dégradation systématique du système éducatif — entamée il y a déjà des décennies — est manifeste. Or, des images très parlantes nous montrent qu’en France, la situation n’est guère meilleure, voire pire. Il en va de même en Belgique, en Grèce, en Albanie… et là-bas — peut-être pas encore ici — des troubles éclatent.

Les gouvernements devraient vraiment se rendre compte que c’est toute leur conception de la société qui est remise en cause.

Par conséquent, je ne m’attends pas à ce qu’ils opèrent un changement fondamental en matière de politique éducative.

Traiter la jeune génération avec un tel mépris permet, à mon sens, d’entrevoir le type de société vers laquelle tendent les dirigeants et les puissances du capital qui les soutiennent : des masses de millions de jeunes, mal formés, dont le capital n’a plus guère besoin — et ne veut d’ailleurs plus — pour sa production ; un chômage de masse, la paupérisation, un appauvrissement culturel, l’absence de rapports civilisés avec autrui et avec des opinions divergentes, l’incitation à la haine entre des segments désorientées de la population … bref, des sociétés européennes en plein déclin, perdant leurs traditions humanistes.

Si une part importante de la jeune génération refuse désormais de participer a la ruine organisée de l’éducation et de la cohésion sociale, cela pourrait inciter d’autres composantes de la société à remettre en question cette voie néfaste qu’elles ont suivie jusqu’ici — avec une docilité, une ignorance et une absence de résistance déconcertantes.

Il semble, par ailleurs, que diverses motivations politiques particulières se greffent sur les actions des élèves, ou y sont introduites par des parties intéressées. À mon avis, les actions des élèves sont fondamentalement justifiées, mais il ne faudrait pas pour autant occulter certains aspects négatifs. Les médias font état d’agissements islamistes, qu’ils soulignent peut-être même délibérément dans leurs reportages. Par ailleurs, selon ces mêmes médias, il aurait été question d’une sorte de « haine intergénérationnelle » : on y perçoit comme un règlement de comptes de la part d’une jeune génération — dont l’avenir s’annonce bien sombre — envers les aînés, accusés de vivre dans l’opulence tout en se désintéresser de la totalité.

Voici, très brièvement, mon point de vue :

En France, une grande partie de la jeune génération à l’origine de ces manifestations est probablement issue d’une culture musulmane. La politique d’Israël — marquée par d’innombrables méfaits à l’encontre des populations (en partie de culture musulmane) vivant dans la région, de l’Égypte à l’Irak — suscite inévitablement une haine généralisée envers cet État. Cette haine est, à son tour, récupérée par des mouvements islamistes — qui ne valent guère mieux sur le fond — et transformée en un antisémitisme general. Ainsi, depuis des décennies, perdure une situation qui n’est ni la guerre ni la paix, une impasse des plus improductive et destructrice, largement exploitée par les dirigeants aux États-Unis, en Israël et au sein des diverses puissances financières islamiques — comme l’Arabie saoudite — pour consolider leur propre pouvoir. Si les courants musulmans et pro-palestiniens ne parviennent pas à se démarquer clairement des mouvances islamistes, ce cercle infernal ne fera que se perpétuer, s’infiltrant toujours davantage au sein de la société française et d’autres sociétés européennes. À mes yeux, certaines groupes qui réclament la liberté pour Gaza et la Palestine ne méritent pas d’être soutenus. En coulisses, certains sont d’ailleurs appuyés par les mêmes dirigeants qui soutiennent Israël.

Quant au slogan « à bas les boomers », il ne vaut guère mieux. Si une part importante des jeunes est poussée vers un tel état d’esprit, le basculement de la société vers l’inhumanité devient encore plus imminent. Les visions sociétales des « techbros » (Thiel, Musk, Karp – pour ne citer qu’eux) risquent alors de devenir réalité, sans même que ces individus aient besoin d’apparaître ouvertement comme des destructeurs ou des assassins de masse.

À mon sens, les générations plus âgées — et notamment celles qui jouissent encore d’une certaine aisance en Europe — doivent opérer une rupture massive avec cette mentalité incarnée par les croisières et les gros SUV. Il est crucial de favoriser l’émergence d’une compréhension et d’un soutien concret envers ces masses de jeunes privés de perspectives. Il faut s’opposer activement à toute tentative d’attiser la haine entre les générations.

Voilà pour ma première réaction spontanée aux dernières informations.

 

 

 

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Student Protests in France, Belgium, etc.

(Published on October 14, 2026, by Walter Grobe in German, English translation done by Google, with corrections by the author)

 

The protests were clearly bound to happen.

In Germany, the policy of systematically running down the education system—a process that began decades ago—is patently obvious. Now, we are seeing clear evidence that the situation in France is no better, and perhaps even worse. The same applies to Belgium, Greece, Albania… and in those places—if not yet here—unrest is now breaking out.

Governments ought to realize that their entire vision for society is being challenged.

Consequently, I do not expect them to fundamentally change course in their education policy.

When the younger generation is treated this poorly, it becomes possible—at least in broad strokes—to discern the kind of future society that those in power, and the capital interests standing behind them, are actually aiming for: poorly educated masses of millions of young people—people whom capital can no longer productively employ, and has no desire to employ—along with mass unemployment, impoverishment, a lack of culture, an absence of cultivated interaction with others and their opinions, and the incitement of disoriented segments of the population against one another… European societies in a state of deep decay, losing their humane traditions.

If significant portions of the younger generation are in the mood to no longer participate in the orchestrated ruin of education and social cohesion, it might just prompt other parts of society to reconsider the unfortunate path they have followed—a path they have walked along, for the most part, quite compliantly, cluessly, and without resistance.

 

It appears that various specific political agendas are playing a role in these student actions—or, rather, are being injected into them by interested parties. In my view, these actions are fundamentally justified, yet one should not completely overlook certain negative aspects. Media reports mention—and perhaps deliberately emphasize—Islamist activities. Furthermore, there has been talk of a kind of „generational hatred“—a settling of scores by a young generation, whose own future looks bleak, against an older generation that continues to live in comfort, seemingly indifferent to everything else.

Briefly, here is my perspective: In France, a large portion of the younger generation driving these protests likely comes from a Muslim cultural background. Israel’s policies—marked by countless atrocities against populations across the region, from Egypt to Iraq—inevitably fuel widespread hatred toward the Israeli state. This sentiment is then exploited by Islamist movements—which are, in essence, no better—and reframed as general antisemitism. Consequently, a state of „neither war nor peace“ has persisted for decades in a highly unproductive and destructive manner; it is actively leveraged by those in power—in the U.S., Israel, and among the wealthy elites of various Islamic nations, such as Saudi Arabia—to consolidate their own authority. Unless Muslim and pro-Palestinian movements manage to clearly distance themselves from Islamist currents, this „hellish circus“ will only continue, increasingly permeating French society and other European societies as well. In my view, not every group demanding freedom for Gaza and Palestine deserves support; behind the scenes, some are actually backed by the very same power brokers who support Israel.

The slogan „down with the boomers“ is no better, either. If significant portions of the younger generation are steered into such a mindset, a societal collapse into inhumanity draws even closer. The visions for society held by „tech bros“—such as Thiel, Musk, or Karp—could then become reality, without these individuals ever having to appear directly as the architects of destruction and mass death.

Among the older generation—and those in Europe who remain relatively well-off—there ought to happen a widespread shift away from a mentality defined by luxury cruises and oversized SUVs. This would allow for the growth of genuine understanding and practical support for the masses of young people who currently see no future for themselves. We must actively counter any attempts to incite intergenerational conflict.

So much for my initial, spontaneous reaction to the latest reports.

 

 

 

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